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MADAME ROSY KOEUNE - JUSSIANT

Nombreux sont les anciennes et les anciens qui se souviennent de leur professeur de géographie (et autres matières).
Madame Koeune est décédée le 17 décembre 2008 des suites d’une longue maladie.
Entrée comme professeur aux Dominicaines en septembre 1960, Madame Koeune a terminé sa carrière professionnelle à l’Institut Saint Dominique en 1992.
Ses collègues lui ont rendu l’hommage qui suit lors de ses funérailles.

Cet adieu, tout le monde sait que Rosy l’a apprivoisé depuis longtemps. Elle avait accepté qu’il ne s’agissait pas de vaincre la mort, mais de l’intégrer.

Cet adieu, elle l’a voulu éminemment symbolique et comment ne pas voir qu’il est un message de vie. Nous sommes dans la peine aujourd’hui, mais nous pressentons que Rosy ne nous quittera pas. Sa vie a été et restera pour nous, professeurs de Saint Dominique, un enseignement.

Rosy, personnage multiple, agissait toujours avec honnêteté et générosité sans chercher à plaire.

Oui, un vrai « personnage » !
Comment ne pas repenser aux fous rires que nous avions lorsque sa recherche d’originalité dépassait nos prévisions.
Sa personnalité, un peu décalée, parvenait à détendre presque toutes les atmosphères… malicieusement ? Cela reste une question.
Il y avait aussi ses impressionnantes contradictions (mais qui n’en a pas ?)… elle, elle les reconnaissait avec beaucoup d’humilité.
Si quelques fois elle a pu être envahissante quand elle débarquait agitée de ce qui la préoccupait à ce moment, elle a toujours eu le courage de ne faire souffrir personne des épreuves si douloureuses qui lui ont été imposées.

Sa vie nous semble avoir été pleine à ras bord :
_  d’enthousiasme et d’émerveillement : qui ne se souvient des « Comme c’est intéressant » et des « C’est merveilleux » prononcés mille fois par Rosy ?
_  de passion : les élèves pourraient en témoigner.
Il serait bien de dire « ses » passions : elle a gardé le goût de s’instruire jusqu’à la fin. Son esprit de recherche et ses nombreux centres d’intérêts témoignaient d’un souci de donner une ouverture à la réflexion. Ouverture aussi dans ses cours de géographie qui sortaient des sentiers battus (ses collègues lui sont reconnaissants de tout ce qu’elle leur a apporté).

Une vie pleine de rencontres aussi :
_  par sa qualité d’accueil par exemple auprès des timides nouveaux professeurs
_  par son attention discrète et agissante aux souffrances des autres
_  par son intérêt pour l’être humain.

Une vie remplie d’amitiés :
_  elle aimait recevoir. Elle nous a souvent rassemblés même si la cuisine n’était pas son passe-temps favori !
_  elle était une compagne de voyages idéale, avec elle, le partage était simple.
_  Si l’amitié et l’affection étaient au centre de sa vie, Rosy avait des difficultés à les exprimer physiquement. Nous savions que ce blocage la chagrinait, surtout vis-à-vis de ses petits-enfants. Pourtant elle utilisait très bien tous les autres moyens de signifier son attachement.

Rosy était appréciée et beaucoup l’ont aimée.
Sa vie a été tissée de ferveur et d’engagement pour le vivant. Nous sentons déjà le vide qu’elle laisse. Mais en pensant à elle, nous trouverons la force – sa force – et nous serons joyeux en évoquant Rosy.
Nous revivrons son caractère de feu.

Myriam Boursaut et Marinette Marchal