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Entre toi et moi, un bouton

Solidarité de l’école à la Tunisie

Ce 16 décembre, règne sur l’école une ambiance de Noël !!!

Tous s’affairent, tels des lutins de Noël. De jolis paquets colorés naissent entre les doigts des enfants, remplis de bonnes choses. Ils viendront donner un petit air de fête aux colis alimentaires des « amis de Vincent ».
Pendant ce temps, non loin de là … dans la peine-ombre du polyvalent brun, se vit une autre aventure…

Ghalia Benali, maman de Baya et Bohran, nous emmène en Tunisie dans un petit village, Jendouba.

A travers un conte racontant l’histoire d’un jeune homme devenu fou, elle nous sensibilise aux difficultés rencontrées par les femmes de ce village ; ce n’est plus un conte, c’est la réalité, leur réalité !

Des heures de trajet pour aller travailler, un travail agricole pénible, pour 2,3 euros la journée, quand elles sont payées ! Que faire pour aider ces femmes ? Voilà la question que s’est posée Ghalia. Il faut leur donner du travail dans de meilleures conditions…

De quoi, elle, Ghalia, artiste, chanteuse, danseuse a besoin que ces femmes pourraient faire ? Un costume de scène, une cape !!! Pourquoi pas !
L’idée était lancée !!!

Une vieille expression tunisienne dit : « entre toi et moi, un bouton ! »
Presque rien, ce que tu me dis n’a pas d’importance, pas plus d’importance qu’un bouton ! C’est petit, léger, presque rien… UN bouton c’est presque rien, oui, mais plein de boutons, des centaines de boutons, c’est lourd et ça pèse sur le cœur.

Ghalia va donc partir, avec tous les boutons récoltés, là -bas, à Jendouba, en Tunisie… et pendant 5 jours, les femmes du village vont travailler, ensemble, pour un salaire digne, dans leur village ! Elles vont coudre tous ces boutons pour en faire une cape splendide !!

Et puis, par la voix de Ghalia faire entendre leurs voix !
Cette cape l’accompagnera lors de ses tournées, les recettes de certains spectacles seront versées à ce village pour, peut-être, y mettre en place, une entreprise durable, pourquoi pas dans le conditionnement de la tomate, fort cultivée dans la région.

Nous espérons voir cette cape à son retour, que chacun puisse admirer leur travail…

Après avoir dansé sur les scènes, après avoir fait voyager la voix des femmes de Jendouba, la cape sera vendue aux enchères, toujours au profit du village…

Pour que « ce bouton entre toi et moi », ne pèse plus, mais permette d’ouvrir, pour ces femmes, d’autres horizons…
Merci d’avoir participé à l’aventure…

Lucile

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